Situation sécuritaire à Kinshasa

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Depuis le début de l’année 2025, l'est de la République démocratique du Congo (RDC) a été le théâtre d'une forte escalade du conflit entre le Mouvement du 23 mars (M23) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et ses groupes armés alliés. En dehors de l’attaque de plusieurs ambassades occidentales par des manifestants le 28 janvier 2025, le conflit à l’est n’a pas eu de répercussions notables sur les conditions de sécurité à Kinshasa en 2025.

Le conflit intercommunautaire qui sévit depuis 2022 dans le territoire de Kwamouth de la province du Maï-Ndombe se poursuit et affecte épisodiquement la zone de Mbankana (ou Bankana) dans la commune de Maluku de la province de Kinshasa. Cette zone se situe à environ 100 kilomètres des quartiers les plus périphériques de la ville de Kinshasa.

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) considère la province de Kinshasa comme faisant partie des provinces non affectées par les conflits armés. La capitale congolaise fait l’objet d’incidents sécuritaires sporadiques impliquant les forces sécurité mais les conditions de sécurité y sont très majoritairement affectées par la criminalité de droit commun, que plusieurs sources décrivent comme élevée.

Politique de traitement

La politique définie par le commissaire général se fonde sur une analyse approfondie d’informations récentes et détaillées sur la situation générale dans le pays. Ces informations ont été recueillies de manière professionnelle auprès de diverses sources objectives, dont l’Agence de l’Union européenne pour l’asile (AUEA), le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), des organisations internationales de défense des droits de l’homme, des organisations non gouvernementales, ainsi que la littérature spécialisée et les médias. Pour définir sa politique, le commissaire général ne se fonde donc pas exclusivement sur les COI Focus publiés sur le site du CGRA, qui ne traitent que de certains aspects particuliers de la situation du pays. Le fait qu’un COI Focus date d’un certain temps déjà ne signifie donc pas que la politique menée par le commissaire général ne soit plus d’actualité.

Pour examiner une demande d’asile, le commissaire général tient non seulement compte de la situation objective dans le pays d’origine à la date de la décision mais également de la situation individuelle et des circonstances personnelles du demandeur. Chaque demande d’asile est examinée au cas par cas. Le demandeur d’asile doit montrer de manière suffisamment concrète qu’il éprouve une crainte fondée de persécution ou court un risque réel d’atteintes graves. Il ne peut donc se contenter de renvoyer à la situation générale dans son pays mais doit également présenter des faits concrets et crédibles le concernant personnellement.

Pour ce pays, il n’y a pas de note de politique de traitement disponible sur le site Internet du CGRA.

Land: 
République démocratique du Congo